Collegium Musicum

Instrumental music in Hamburg ca.1660

Matthias Weckmann has a central role in the 17th century music history in Europe. He studied with Schütz, was a close friend of Froberger and founded the Collegium Musicum in Hamburg together with Christoph Bernhard, a society that soon became an important centre for musical thought and practice. Weckmann was influenced by the northern keyboard school, notably Sweelinck, by the english virginalists he met in Dresden and Copenhagen, as well as the Italian creativity through Froberger himself a former pupil of Frescobaldi as well as  through composers like Albrici and Bontempi, showing the predominance of Italian taste in the courts of northern Europe. Matthias Weckmann is then definitely a European figure.

His ten sonatas are little jewels that show Weckmann’s exceptional skills as a composer and his mixed style. The rather unusual specific instrumentation ( Violin,Cornettino,Trombone and Dulcian) is inspired by the sonatas written by composers such as Giovanni Valentini, Biagio Marini, Marco-Antonio Ferro and Johann Schmeltzer. Weckmann gives to the four instruments an equal role to play, melodic and extremely virtuosic, witnessing a fascinating creative mind.

These sonatas were very likely written for the Collegium Musicum founded by Weckmann together with Christoph Bernhard in 1660. The Collegium was a society of musicians coming from local churches and instrumentalists hire by the city (Stadtpfeiffern). The highly challenging sonatas give a precious insight of the average level of these instrumentalists and also makes us guess that extremely talented players were available. It is probable that each Stadtpfeiffer could have played the four different instruments required which could explain the given alternative instrumentation. A concept which calls for the greatest humility feeling nowadays.

InAlto presents 5 of the 10 sonatas written by Weckmann as well as a selection of the greatest instrumental music circulating in Hamburg ca.1660, played daily by the Stadtpfeiffern to make people dance or to cultivate the art of counterpoint.

Marie Rouquié et Gabriel Grosbard, Violins
Lambert Colson et Josué Melendez, Cornetti & Cornettini
Guy Hansen, Adam Woolf et Bart Vroomen, Trombones
Anaïs Ramage, Dulcian
Justin Glaie, Theorbo
Marc Meisel, Organ and Harpsichord


Musique instrumentale à Hamburg ca.1660

Matthias Weckmann a un rôle absolument central dans l’histoire de la musique en Europe au 17ème siècle. Il étudie avec Schütz, est très ami avec Froberger et cofonde avec Christoph Bernhard le Collegium Musicum de Hambourg qui deviendra un important centre de la pensée et de la pratique musicale. Weckmann est influencé par l’école claviériste du nord, notamment Sweelinck et par les virginalistes anglais qu’il a pu rencontrer à Dresde et Copenhague, ainsi que par l’Italie et la prédominance des artistes italiens dans les cours du nord de l’Europe sans oublier Froberger, lui-même disciple de Frescobaldi.  Matthias Weckmann est donc un compositeur résolument européen.

Ses dix sonates sont de véritables bijoux et permettent d’apprécier les qualités exceptionnelles de compositeur de Weckmann et son style tout à fait composite. L’instrumentation spécifique et inhabituelle (Violon, Cornettino, Saqueboute et Dulciane) est inspirée des sonates de compositeurs travaillant en Autriche et dans l’Allemagne du sud tels que Giovanni Valentini, Biagio Marini , Marco-Antonio Ferro ou encore Johann Schmeltzer. Weckmann donne aux quatre instruments un rôle égal, mélodique et extrêment virtuose, témoignant d’une fascinante créativité.

Les sonates de Weckmann n’ont pas été écrites pour l’église mais pour le Collegium Musicum qu’il fonde avec Christoph Bernhard en 1660. Ce Collegium  était une société de musiciens comprenant des chanteurs des églises locales et des instrumentistes attachés à la ville (Stadpfeiffern). La virtuosité des sonates de Weckmann nous permet d’avoir un aperçu sur le niveau de pratique de ces instrumentistes. L’instrumentation nous renseigne aussi sur la disponibilité d’exceptionnels talents au sein du Collegium, avec la proposition d’instrumentation alternative. Il est tout à fait concevable que chaque Stadtpfeiffer était alors capable de jouer ces parties sur tous les instruments proposés. Un concept qui force aujourd’hui la plus grande humilité.

InAlto présente avec ce programme 5 des 10 sonates écrites par Weckmann ainsi que la musique en circulation à Hambourg autour de 1660 et utilisé par les Stadpfeiffer au quotidien pour faire danser ou cultiver l’art du contrepoint.

Marie Rouquié et Gabriel Grosbard, Violons
Lambert Colson et Josué Melendez, Cornets et Cornettini
Guy Hansen, Adam Woolf et Bart Vroomen, Trombones
Anaïs Ramage, dulciane
Justin Glaie, Théorbe
Marc Meisel, Orgue et Clavecin