Inalto

 

Un ovni discographique comme on les aime…Un ensemble à la carrière encore confidentielle mais déjà magistral…Le contraste entre la majesté grave de l’orgue, l’exhortation violente des mots et la lumière du timbre, prendrait en tenaille l’auditeur le plus endurci. Gaëtan Naulleau (DIAPASON)

On croit d’abord trouver un simple récital vocal, dédié à quelques-uns des successeurs de Heinrich Schütz, notamment plusieurs de ses élèves ou collaborateurs. Mais on comprend vite qu’on est en train d’exposer ses oreilles à un programme bien plus audacieux et remarquable à bien des égards. Réuni autour de Lambert Colson étoile montante du cornet à bouquin, et de la soprano Alice Foccroulle, l’ensemble InAlto déploie des timbres somptueux – cuivres, cordes frottées et cordes pincées auxquels s’ajoute le bel orgue de l’église Saint-Léger de Bornem. Guillaume Bunel (CLASSICA)

C’est à la soprano Alice Foccroulle, fille de l’organiste et directeur d’institutions lyriques Bernard Focroule, et à son compagnon, le cornetiste à bouquin Lambert Colson, à la tête de son ensemble InAlto, que l’on doit ce saisissant plaidoyer, entre motets et sonates, dont la puissante expressivité, puisée au creux des notes et des textes, charme et émeut. Marie-Aude Roux (Le Monde)

L’ensemble InAlto, dirigé par Lambert Colson, propose une interprétation très équilibrée, où cornets et sacqueboutes se glissent entre les cordes des violons et théorbes avec une discrète évidence, comme on l’entend dans cette Sonata Prima à quatre composée par Matthias Weckmann. Les quatre solistes s’y présentent et s’y mélangent avec bonheur. Guillaume Tion (Libération)

Dass man Motetten der Renaissance oder des Frühbarock teilweise oder auch gänzlich instrumental besetzen kann, ist eine bekannte Tatsache. Dass eine solche Aufführungspraxis dann aber auch zu einem klanglich so plastischen und differenzierten, zudem in rhetorischer Hinsicht (ohne Worte!) so aussagekräftigen Ergebnis führt wie auf dieser CD, ist allerdings überhaupt nicht selbstverständlich…Alice Foccroulle meistert diesen und die anderen von ihr gestalteten Gesänge mit einem in der Tiefe und Mittellage gelegentlich etwas matten, bei Bedarf dann aber doch stets recht durchschlagskräftigen Timbre. Das entscheidende Zusammenspiel zwischen Text und Melos gelingt ihr erstklassig und souverän. Michael Wersin (Rondo)

Le résultat est extrêmement séduisant et démontre de façon éclatante les progrès accomplis en l’espace de deux années par un ensemble dont on a véritablement le sentiment d’assister ici à l’éclosion. Cette réalisation s’impose par la justesse de ses choix, celui, très judicieux, des pièces vocales qui permettent à la soprano Alice Foccroulle, à la voix claire et non vibrée à laquelle ne manque qu’un soupçon de sensualité, de faire valoir sa netteté de ligne et d’articulation mais également une très appréciable agilité, celui d’instrumentistes virtuoses animés d’un enthousiasme réjouissant mais sachant également déployer des trésors de nuances et de raffinement.  Jean-Christophe Pucek (Wunderkammern)